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Furtives

Tout commence par une enquête forestière à Hoursinne, dans la commune d’Erezée, dans la province du Luxembourg. Cette enquête est le terreau de création de différentes propositions artistiques regroupées autour de Furtives. À l’image d’un poulpe dont les neurones sont répartis entre le cerveau, les huit bras et les globes oculaires, furtives se déploie en diverses formes qui se répondent et se complètent dans des temporalités et des lieux différents.

Développé dans le contexte des crises climatique, sociale, politique et de la sensibilité qui reconfigurent profondément nos manières d’habiter le monde, Furtives fait l’hypothèse que la crise écologique appelle une transformation de nos expériences sensibles et de nos capacités d’attention aux interdépendances qui com- posent le vivant. Furtives est ainsi envisagée comme un espace d’expérimentation, où peuvent s’inventer d’autres régimes perceptifs et relationnels.

Les forêts participent de la construction de l’habitabilité du monde. Il est primordial de repenser notre rapport à elles. Furtives s’inscrit dans ce mouvement en proposant des manières de voir, de sentir et de faire corps avec les forêts autrement, afin qu’elles retrouvent une place centrale dans nos préoccupations communes comme des alliées puissantes, essentielles et fragilisées.

Furtives prend la forêt comme point d’ancrage pour renouer avec le vivant qui nous entoure et nous constitue. Elle ouvre un espace pour percevoir la complexité des liens qui nous unissent à la multiplicité des êtres qui peuplent la terre, et pour imaginer d’autres formes de cohabitation, fondées sur un espace commun pensé au-delà du seul monde humain.

Furtives suggère la possibilité que le corps, le mouvement, la danse puissent créer de nouvelles manières d’habiter le monde, de se percevoir en réciprocité avec son milieu, de retrouver un corps relié, complexe et vivant.

Pour ce faire, Furtives convoque les furtif.ves de tous les temps, celles et ceux qui ont appris à faire alliance avec les forêts offrant un refuge à qui se refuse à l’emprise des dominations. Les furtives, formes de l’ombre, de l’humus et du trouble, naissent à l’abri de la lumière des projecteurs et fomentent, sous couvert, d’autres relations aux mondes.

Furtives se compose de :

— Sous-bois, une performance itinérante en forêt

— Hours, un court métrage

— Lisière, des ateliers qui invitent à partir à la découverte d’un lieu forestier à travers le corps, les sens et les perceptions

— 24 heures en forêt, une performance participative et immersive dans un morceau de forêt

— Corps forestiers, une publication qui réunit des propositions d’artistes de diverses disciplines autour de la furtivité et de la forêt

— une conférence dansée, pièce scénique documentaire retraçant l’enquête de Furtives

Furtives se crée et prend forme avec Fré Werbrouck (Concept, enquête & chorégraphie), Élodie Paternostre, Amandine Orban, Sao (Création mouvement et voix & performance), Antia Diaz Otero (Dramaturgie), Claire Farah (Costumes), Sara Sampelayo (Réalisation vidéo du trailer et de Hours), Anaïd Ferté (Dessins), Ève Giordani (Graphisme ) et Cécile de Borman (Photographies et co-conception de Corps forestier).

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C’est une chose de danser comme si de rien n’était ; c’en est une autre de reconnaitre que quelque chose de singulièrement terrible s’est produit – l’effondrement des événements – et ensuite de décider de danser.

Jonathan Lear cité par Irina Teodorescu dans La forêt désormais de l’intérieur

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Une coproduction de Charleroi Danse, centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service de la danse.

Accompagné par le Grand Studio

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