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Variations sur l’immobile – PHASME – 2015
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Inspiré d’une série de tableaux du peintre Michaël Borremans, Phasme est le deuxième volet des Variations sur l’immobile.
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Une femme enchâssée dans une table. Figure solitaire posée dans un lieu oublié. La table est devenue sa demeure ; elle s’y fond, s’y confond. Survivent en elle les réminiscences d’une histoire, dont elle nous livre les traces. Elle nous demande de la croire. De croire qu’elle existe. Pour que quelque chose advienne, malgré tout.
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On est très rapidement envoûté par cette pièce très délicate et si originale tant la texture minimaliste de la danse est extrêmement bien écrite. Car cette femme, même si elle est enfermée sans doute depuis très longtemps dans cet objet, fait preuve d’une intense envie de vivre, de communiquer, d’aimer. Sa solitude est palpable, son message aussi. C’est intense et magnifique. Sophie Lesort – Danse Canal Historique
Le spectateur plonge dans cet univers métaphorique d’une réalité où les contraintes dictées par une société normée poussent à adopter un comportement qui ferait presque passer le phasme pour le plus proche parent de l’homme. Une remise en question où chaque détail du corps pèse sur une chorégraphie à la beauté esthétisante envoûtante. Théâtrorama
Un étonnant parfum de mystère emplit la salle, prend le spectateur à la gorge, lui fait perdre la notion de l’espace et celle du temps. Une indéfinissable sensation de solitude l’envahit, jusqu’à ce qu’il se substitue à cette femme aussi énigmatique qu’intemporelle. J.M. Gourreau
La chorégraphe nous plonge dans un état de contemplation feutrée et vibratoire. Pourtant la pièce n’agit pas de façon hypnotique, bien au contraire, nous sommes à une place de chasseurs, guetteurs de l’infime, d’oscillations entre mouvements et immobilité, entre ombres et mise en lumières. Nous sommes à la place de celui qui va saisir, dans cette acuité du temps, dans l’instant juste avant de prendre la décision d’agir. Si le sous-titre donné à Phasme est variation sur l’immobile, la pièce porte en elle cette inquiétude, cette fébrilité diffuse que l’on ressent à ce moment précis, où l’on ne sait pas encore quand passer de l’immobilité au mouvement. (…) La démarche est à la fois délicate et affirmée. Et à la manière du poème de Prévert où un peintre attend qu’un oiseau vienne se poser dans son tableau, avant de pouvoir en signer le portrait, l’œuvre s’apparente à une capture en temps réel dont nous, spectateurs, sommes les témoins. (…) Elles ont laissé faire la danse sans vouloir la contrôler ou la contraindre et c’est sûrement ce qui donne à cette pièce toute sa puissance. Stéphanie Auberville – NDD
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Concept & Mise en scène : Claire Farah, Eve Giordani, Fré Werbrouck – Chorégraphie : Fré Werbrouck – Dramaturgie : Eve Giordani – Interprétation & Chorégraphie : Lise Vachon – Scénographie & Costume : Claire Farah – Création Musicale : Boris Gronemberger – Création Lumières : Marc Lhommel
Durée : 30 min
Une production de la Cie D’ici P. en co-production avec Les Brigittines, Charleroi Danses, le Théâtre Marni et le Centre Culturel de l’arrondissement de Huy. Avec l’aide du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service de la danse, de la SACD, de WBI et de WBT/D. Accompagné par Grandstudio
Images : Sara Sampelayo
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