
Fré Werbrouck est danseuse et chorégraphe, également historienne, formée en gestion culturelle et en nouvelles pratiques philosophiques.
En 1999, au sein de la Cie D’ici P. elle crée, en collaboration avec Florence Corin, plusieurs spectacles : CinqQuart, 5/3 2 pouces, Bacillus 2-9-3, puis poursuit son propre travail chorégraphique avec Lichen, Izole, Vietnam for two fishes et Bains Publics.
Après une phase de recherche elle affine sa démarche et explore de nouveaux formats : courts-métrages (Bains (souvenirs), La serre, Caravane) et solos (Petites morsures sur le vide – Étapes I à III – et Variations sur l’immobile : Sillon, Phasme, Murmurô). Ces derniers explorent la tension entre immobilité et mouvement, dans une écriture inspirée des arts plastiques. Dans ce cadre, elle développe également des ateliers corps et philo, Devant l’image, en lien avec les arts plastiques
Depuis 2012, la recherche sur les processus de création prend une place importante dans son travail. Elle collabore avec Gabriella Koutchoumova au Pôle de Recherche Chorégraphique basé à Huy et organise les Fenêtres sur la recherche aux Brigittines. Elle crée avec Eve Giordani et Claire Farah entre autres, des installations pluridisciplinaires autour du processus de création et de l’expérience du temps de la recherche : Les semeuses/Fragment I, Cartographie du geste et 89 jours 3115 heures – Cartographie d’un quotidien.
En 2017, elle reçoit le Prix Chorégraphie de la SACD pour l’ensemble de son parcours.
Parallèlement à ses créations, elle accompagne, en tant que chorégraphe et conseillère artistique, des artistes dans leur processus de recherche et de création, notamment Olivier Masset-Depasse, Marielle Morales, Antia Diaz Otero et German Jauregui, La Crapaude, Anne Borlée, Amandine Orban. Elle mène également avec Elodie Paternostre des ateliers pour enfants et adultes sur le spectre autistique dans le cadre des Enfants du jeudi (Cie Mossoux-Bonté).
En 2016, elle quitte Bruxelles pour les Ardennes. Elle inscrit alors son travail dans une dynamique différente, explorant la danse comme un médium capable de nous faire penser le monde autrement. Elle expérimente de nouvelles formes de mise en relation entre création artistique et public.
Elle conçoit Mues I et II avec Amandine Orban, projet pluridisciplinaire pensé pour des lieux clos ou semi-clos. Elle crée Fêlure(s) – création participative dans le cadre du FAM Festival (féminisme, art et minorités) – et cofonde avec Amandine Orban, Anaïd Ferté et Thérèse Coriou le collectif pluridisciplinaire Sève, dont les créations explorent notre lien au vivant (La conspiration du souffle, Attentions au vivant).
Elle initie avec Carlos Bustamante et Philocité le laboratoire Le corps qui pense.
Son dernier projet, Furtives s’inscrit dans la continuité de sa démarche chorégraphique, entre création, recherche et lien au vivant. Il prolonge des projets comme Mues ou les travaux du collectif Sève, tout en approfondissant l’apport chorégraphique, l’ancrage territorial, la dimension documentaire et les formes immersives. Il marque aussi une nouvelle étape : un processus long, connecté à un lieu forestier, où la danse devient un espace de lien, de résistance et de réflexion. Né en milieu rural, à Hoursinne, à côté de chez elle, Furtives reflète une volonté de créer depuis les marges géographiques et de faire dialoguer récits artistiques et territoires.
La Cie D’ici P. est accompagnée par le Grand Studio